IMPORTANTE PENDULE DE CHEMINÉE DITE « VASE AUX FEMMES AILÉES » EN BRONZE TRÈS FINEMENT CISELÉ, PATINÉ ET DORÉ, ÉPOQUE EMPIRE

« P. Neppel »

Dans une caisse attribuée à Claude Galle

Importante pendule de cheminée dite « vase aux femmes ailées » en bronze très finement ciselé, patiné et doré Paris, époque Empire, vers 1805.

Hauteur 61cm ; largeur 33,5cm ; profondeur 15cm.

Le cadran circulaire émaillé, signé « P. Neppel », indique les heures en chiffres romains et les minutes par tranches de quinze en chiffres arabes par deux aiguilles en bronze repercé ; il s’inscrit dans un vase entièrement réalisé en bronze très finement ciselé, patiné et doré : l’amortissement est orné d’un groupe représentant un aigle aux ailes déployées attrapant un serpent dans ses serres ; les anses sont formées de superbes figures féminines ailées tenant des tablettes dont les corps se terminent en feuilles d’acanthe ; l’ensemble du vase est richement décoré de couronnes, masques, putti, griffons, frises stylisées, rinceaux feuillagés…le tout repose sur une base, à frise d’épis et à motifs néoclassiques en applique, supportée par six pieds en boules aplaties.

Plus ou moins directement inspirée des modèles néoclassiques réalisés dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, la composition de cette pendule-vase figure parmi les créations horlogères parisiennes les plus élaborées de la période napoléonienne et fut notamment déclinée en vase ornemental à la même période ; voir deux paires de vases de ce type qui sont parues dans A. Kuchumov, Pavlovsk, Palace & Park, Leningrad, 1975, p.52-53. Parmi les rares exemplaires similaires répertoriés, citons notamment :

une première horloge, le cadran signé « Thonissen à Paris », qui appartient aux collections du Württembergisches Landesmuseum à Stuttgart (illustrée dans R. Mühe et H. Vogel, Horloges anciennes, Fribourg, 1978, p.116, fig.154) ;

une deuxième, provenant de la collection de l’Impératrice Eugénie, se trouvait anciennement dans la collection Perez de Olaguer-Feliu à Barcelone (reproduite dans Luis Monreal y Tejada, Relojes antiguos (1500-1850), Coleccion F. Perez de Olaguer-Feliu, Barcelone, 1955, p.136, catalogue n°230) ;

une troisième fait partie des collections royales espagnoles (parue dans J. Ramon Colon de Carvajal, Catalogo de Relojes del Patrimonio nacional, Madrid, 1987, p.207, n°189) ; enfin, mentionnons deux pendules de ce type, l’une à cadran circulaire, l’autre à cadrans tournants, qui sont conservées au Musée François Duesberg à Mons (voir Musée François Duesberg, Arts décoratifs 1775-1825, Bruxelles, 2004, p.32-33).

Claude Galle (1759-1815)

Il figure parmi les plus importants bronziers parisiens de la fin du XVIIIe siècle et de l’époque Empire. Dans un premier temps, il collabore avec le fondeur Antoine-André Ravrio et avec Jean-Hauré, par l’intermédiaire duquel il participe à la création de certaines pièces d’ébénisterie de Guillaume Benneman destinées à la Couronne. Sous le Consulat et l’Empire, il devient l’un des principaux concurrents de son confrère Pierre-Philippe Thomire et fournit de nombreux bronzes d’ameublement pour le Garde-meuble impérial, en participant notamment à la décoration des palais de Compiègne et de Fontainebleau, ainsi qu’à celle des palais du Quirinale à Rome et de Stupinigi à Turin. Il se retire des affaires vers 1813 et son fils, Gérard-Jean, reprend l’activité de l’atelier paternel


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