Sabre des Gendarmes de la Maison du Roi

Monture de laiton doré à coquille ajourée, croisière à couvre-chappe, poucier à coquille et antennes, pommeau en coquille et fusée de bois filigranée d'argent à girolles estampées en tresse.

Fourreau de cuir à garnitures de laiton doré dont la chape est munie d'un fort crochet orné d'une coquille.

Lame droite de 90 centimètres à dos, pans creux et gouttières, marquée de Du Croux Fourbisseur sur la Place Du Pont St Michel à Paris

De chaque côtés en lettres capitales "GENDARMES-DE-LA-GARDE-DU-ROY", l'ensemble étant souligné d'or et bleui.

Excellent état de conservation, la monture a gardé la quasi-totalité de sa dorure, état de la lame exceptionnelle, filigrane d'origine détendu, cuir d'origine renourri.

L'Èquipement de cette troupe était luxueux. La cuirasse en plastron était de fer bruni niellè d’or. L'habit en campagne était en drap rouge orné de revers, de parements de velours noir et le manteau rouge, parementé de velours noir. Cet habillement fut modifié en 1770 et surchargé d’ornements d'or et de velours.

Ce sabre, dans cet état, est d'une rareté exceptionnelle, d'autant que de l'époque du sabre présenté,

cette compagnie de cinquante hommes et dix officiers fut définitivement supprimée en 1787, en même temps que la gendarmerie de France.

Ce qui explique la conservation exceptionnelle de cette pièce!

Michel Pétard, le spécialiste du sujet, décrit dans son ouvrage « Des Sabres et des Épées - Troupes à cheval de Louis XIV à l'Empire - tome I », pages 70 et 71, figure 50S, ce sabre comme suit :

Très évocateur de la richesse extrême des uniformes de cette compagnie privilégiée, ce sabre est empreint des tendances nouvelles qui apparaissent ça et là durant la guerre de sept ans. C'est très probablement lors du renouvellement de la tenue uniforme en 1762, qu apparait l'arme dont il est question. Le spécimen le plus ancien est inscrit à l'enseigne de "Maupetit Marchand Fournisseur de la Maison du Roi près du bas du Pont St Michel à Paris" Monture de laiton doré à coquille ajourée, croisière à couvre-chappe, poucier à coquille et antennes, pommeau en coquille et fusée de bois filigranée d'argent à girolles estampées en tresse. Fourreau de cuir à garnitures de laiton doré dont la chape est munie d un fort crochet orné d'une coquille. Lame droite de 90 centimètres à dos, pans creux et gouttières, celle marquée de Maupetit provient de la marque aux raisins qu atteste la petite grappe gravée. De chaque côtés nous trouvons en capitales "GENS-D'ARMES-DE-LA-GARDE-DU-ROY", l'ensemble étant souligné d'or et bleui. Les productions postérieures n'évoluerons pas sauf par la gravure différant légèrement,et nous pouvons relever le nom d'un autre fourbisseur :

"Du Croux Fourbisseur sur la Place Du Pont St Michel à Paris" qui montât un lame inscrite De la Marque de la Mouchette à Solingen.

Certaines proviennent de Klingenthal comme le démontre le poinçon au "R" à la grosse couronne instituée à partir de 1756. Cette armes disparaîtra avec l'institution le 30 septembre 1787.

Un autre sabre de la Maison du Roi est visible sur le site : http://www.bertrand-malvaux.fr/p/20464/exceptionnelle-reunion-de-fortes-epees-de-chevau-legers-de-la-maison-du-roi-regne-de-louis-xv-premier-et-second-modele.html


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