Pistolet d´arçon de Mameluk

Pistolet d´arçon de Mameluk (Mamelouk) de la Garde Impériale. Platine à corps plat signée Manufacture de Versailles ». Batterie en acier avec retroussis en volute avec une arête sur sa face extérieure. Bassinet en laiton, chien à corps rond en col de cygne. Canon à huit pans au tonnerre ensuite rond jusqu’à la bouche avec petit plat sur le dessus, fines rayures, le pan supérieur se prolongeant jusqu´au point de mire en fer, queue de culasse en pointe. Monture en noyer à fût long,crosse lisse légèrement pentée formant un bourrelet autour de la calotte . Garnitures en laiton, pontet profilé au décor en palmettes. Baguette en bois, tête en laiton, passants fixés par des goupilles enchassées.

« Les armes à feu des Mamelouks par Jean Boudriot – Gazette des armes, avril 1979 page 25 »

En Egypte, séduit par la folle bravoure de ces fougueux cavaliers, Bonaparte décide d´incorporer les mamelouks dans son armée. Silhouettes chamarrées et insolites, les mamelouks seront de toutes les campagnes de l´Empire et entreront dans toutes les capitales d´Europe. Au fil du temps, leur nombre allant décroissant, de nombreux français seront incorporés chez les mamelouks. Mamelouk de la Garde Impériale : le décret du 29 juillet 1804, qui réorganise la Garde Impériale, prévoit que la compagnie des mamelouks serait attachée au régiment des chasseurs à cheval. En 1812, 75 mamelouks participeront à la Campagne de Russie sous les ordres du général Guyot. Le costume des mamelouks, aux couleurs vives, comprend tout d´abord la coiffe, appelée ´´cahouc´´, sorte de shako, qui est un fût cannelé recouvert de drap vert ou rouge, dépourvu de visière, et dont la base est entourée d´un ´´schâl´´ de mousseline blanche formant un turban. Le ´´béniche´´ de soie est une chemise à longues manches enfilée dans un pantalon bouffant nommé ´´charoual´´ de couleur rouge ou blanche. Par dessus le ´´béniche´´, le mamelouk porte un ´´yolek´´, gilet sans manche orné de broderies d`or ou d´argent. Le pantalon est maintenu par une large ceinture de soie qui porte le nom de ´´hezam´´. Les bottines, ou ´´khouffs´´, sont en maroquin cramoisi, jaune ou vert. Hormis la couleur du cahouc et du charoual qui est à peu près uniformisée, le reste du costume est fait de diverses couleurs allant du rouge au vert en passant par le bleu. On imagine aisément la bigarrure de cette troupe orientale. Au combat, le mamelouk dispose d´un véritable arsenal : un sabre courbe à la turque, un tromblon, un poignard, une paire de pistolets d´arçon et une paire de pistolets portée soit à la ceinture, soit dans un étui appelé ´´kobourg´´.


Les textes et illustrations de ce site sont la propriété de Marianne Paris et ne peuvent être utilisés sans autorisation.
Editeur responsable : Marianne Paris. E-mail : mparis@boutetparis.com