L'Aigle Impériale

124 aigles modèle 1804 authentiques-46 dans les musées français-10 dans les musées anglais-55 dans les musées des autres pays

13 en collections privées dans le monde.

  

Sabre donné par Napoléon Bonaparte à

Antoine Louis Popon MAUCUNE.

  

Arme d'Honneur décernée par Bonaparte

  

Sabre d'honneur de grosse cavalerie

  

Sabre de récompense du capitaine Danel

  

Sabre d'honneur d'infanterie décerné par le Premier Consul

  

Sabre d'honneur de la manufacture de Versailles avec son brevet d'honneur et sa dragonne

  

Sabre de Récompense Nationale (directoire)

  

Sabre de récompense de la 19 è demi-brigade de ligne, époque directoire

  

Fusil d'honneur d'infanterie décerné par le Citoyen Général Bonaparte, premier Consul au Citoyen François Augustin Noël

  

Pistolet d'Officier Général de Marine

  

Paire de pistolets de récompense par Boutet (Christie's)

  

Pistolets d'officier de mamelouck

  

Sabre de récompense (AN IV)

  

Le Mamelouck du Premier Empire

  

L'aigle impériale 1804

ARMES D'HONNEUR

La Révolution avait supprimé toutes les formes de récompenses, en particulier, les ordres destinés à la noblesse (abrogation des Ordres de la Monarchie par le décret du 31 juillet 1791). Le Directoire, désireux de récompenser les militaires qui avaient bien mérité de la Patrie, va remettre à l’ordre du jour l’usage traditionnel dans l’armée, celui de remettre une arme personnelle.

Ces remises d’armes vont se multiplier lorsque Bonaparte va prendre le commandement de l’armée d’Italie puis d’Orient. Le 16 fructidor an V, « voulant donner un témoignage de la reconnaissance de la Patrie envers les braves militaires qui se sont distingués par des actions d’éclats », Bonaparte fait exécuter 100 sabres. Cet usage sera réglementé par l’article 87 de la Constitution de l’an VIII. Le Consulat par arrêté du 4 nivôse de l’an VIII, instituait de véritables armes d’honneur...

Les Armes d’Honneur ne furent pas seulement individuelles ; une récompense collective fut attribuée à la 3ème compagnie de la 19ème demi-brigade pour le siège héroïque qu’elle soutint du 12 nivôse au 28 pluviôse de l’an VI, au fort de Corte, lors d’une insurrection en Corse

Extrait partiel de laretraitedejacky.com

Arrêté des Consuls, qui règle le mode et la nature des récompenses nationales à décerner aux militaires (4 Nivose an 8-25 décembre 1799).

Article 1er.

Il sera donné aux individus des grades ci-dessous désignés; qui se distinguerons par une action d'éclat, savoir :

1° Aux grenadiers et soldats, des fusils d'honneur qui seront garnis en argent;

2° Aux tambours, des baguettes d'honneur, qui seront garnies en argent;

3° Aux militaires de troupes à cheval, des mousquetons ou carabine d'honneur, garnis en argent;

4° Et aux trompettes, des trompettes d'honneur en argent.

Les fusils, baguettes, mousquetons, carabines et trompettes porteront une inscription contenant les noms des militaires auxquels ils seront accordés, et celui de l'action pour laquelle ils les obtiendront.

Article 2.

Les canonniers pointeurs les plus adroits, qui dans une bataille, rendront le plus de services, recevront des grenades d'or, qu'il porteront sur le parement de leur habit.

Article 3.

Tout militaire qui aura obtenu une de ces récompenses jouira de cinq centimes de haute-paie par jour.

Article 4.

Tout militaire qui prendra un drapeau à l'énnemi, fera prisonnier un officier supérieur, arrivera le premier pour s'emparer d'une pièce de canon, aura droit, par cela seul, chacun suivant son arme, aux récompenses ci-dessus.

Article 5.

Il sera accordé des sabres d'honneurs aux officiers et aux soldats qui se distingueront par des actions d'une valeur extraordinaire, ou qui rendraient des services extrêmement importants.

Article 6.

Les généraux en chef sont autorisés à accorder, le lendemain d'une bataille, d'après la demande des généraux servant sous leurs ordres et des chefs des corps, les brevets des fusils, carabines, mousquetons, grenades, baguettes et trompettes d'honneur.

Un procès-verbal constatera, d'une manière détaillée, l'action de l'individu ayant des droits à une des marques distinctives. Le procès-verbal sera envoyé sans délai au ministre de la guerre, qui fera expédier sur-le-champ à ce militaire la récompense qui lui est due.

Article 7.

Le nombre des récompenses accordées ne pourra excéder celui de trente par demi-brigade et par régiment d'artillerie, et il sera moindre de moitié pour les régiments de troupes à cheval.

Article 8.

Les demandes pour des sabres seront adressées au ministre de la guerre vingt-quatre heures après la bataille, et les individus pour lesquels elles auront été faites n'en seront prévenus par le général en chef que lorsque le ministre les aura accordées, il ne pourra y en avoir plus de deux cents pour toute l'armée.

Article 9.

Les procès-verbaux dressés par les chefs des corps, généraux, et par le général en chef d'une armée, lesquels constateront les droits de chaque individu à l'une des récompenses indiquées, seront immédiatement imprimés, publiés, et envoyés aux armées par ordre du ministre de la guerre.


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